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"A la guerre, la capacité à saisir ses chances est plus utile que tout le reste " Machiavel

L'entrainement au discernement par l'exposition progressive lors de mises en situation permet à nos stagiaires d'ajuster au mieux leur comportement en situation de crise.


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OUI, ON PEUT AMÉLIORER SES RÉACTIONS POUR FAIRE FACE À UN ÉVÈNEMENT CATASTROPHIQUE

Le contexte actuel conduit à générer beaucoup d'anxiété. Les évènement tragiques récents accentuent ce phénomène. Pour preuve, les dernières formations soulignent une augmentation sensible de l'émotivité des stagiaires durant les stages.

Réaction comportementale normale. 

GESIVI® tient compte du contexte actuel pour affiner sa pédagogie et axer sa formation vers celles et ceux qui sont le plus impactés par la violence.

Ci-dessous, un article (source atlantico.fr)qui explique que se préparer et s'entrainer diminue l'anxiété et augmente la capacité opérative.




 

 

L'ARTICLE:


Dans tout film catastrophe qui se respecte, il y a toujours un héros. Celui qui va sauver

sa famille tandis que la plupart de ses contemporains meurent sous la lave d'un

volcan, dans le naufrage d'un navire ou dans l'effondrement d'un immeuble. Le sauvetage se 

fait toujours à la dernière minute grâce aux décisions avisées et courageuses de notre

héros. Mais en réalité, les catastrophes finissent souvent mal. Pire, les victimes perdent

parfois la vie simplement parce qu'ils n'ont pas pris les bonnes décisions au moment

du drame, des décisions évidentes mais qui ne leur traversent pas l'esprit. Interviewé

par la BBC, le docteur John Leach, un chercheur en psychologie et ancien instructeur

militaire résume la situation : "Mon rôle d'instructeur de combat est d'apprendre aux gens à

survivre".


"Mon rôle de psychologue est de leur apprendre à ne pas mourir."

Les exemples sont légions. Le 28 septembre 1994, le ferry Estonia coule dans la mer

Baltique en raison du mauvais temps, avec ses 989 personnes à bord. Parmi elles, seules

137 seront secourues. "Un taux de mortalité qui a laissé les experts stupéfaits" explique la

BBC. Selon le rapport officiel, "un bon nombre de personnes ont été incapable de réfléchir

rationnellement en raison de leur peur. D'autres apparaissaient pétrifiées et ne pouvaient

plus bouger." On retrouve dans l'histoire beaucoup d'exemples similaires. Après le passage

de l'ouragan Hugo dans les Antilles en 1989, le chercheur Jean-Pierre Besancenot a noté :

"Des individus anéantis par l'adversité, plongèrent dans la prostration, incapables de réagir,

voire de raisonner, au point que les sauveteurs ont eu la sensation de devoir penser pour

eux."

 

Ce phénomène de "commotion-inhibition-stupeur" se retrouve dans toutes les

grandes catastrophes comme ce fut le cas pour le World Trade Center où les victimes ont

tardé à s'enfuir alors que le bâtiment menaçait de s'écrouler. Dans d'autres cas, c'est le

contraire, la panique totale. Chacun prend une direction différente car il ne connait pas les

issues. C'est par exemple le cas dans les aéroports. " Des trajectoires peuvent se

rencontrer, et des heurts se produire, occasion de déchainement de violence sauvage et de

lutte pour la survie" souligne le psychiatre Louis Crocq, auteur du livre "Les paniques

collectives."

Pour John Leach, 75% des personnes en danger de mort sont incapables de penser

clairement. En fait, la peur panique est une émotion d'anticipation. Le corps se charge en

énergie soit pour pouvoir lutter soit pour pouvoir fuir. Les symptômes physiques suivent : la

respiration et le coeur s'accélèrent pour apporter plus d'oxygène, les fourmillements

apparaissent aux poings et aux pieds où le sang afflue car ce sont les membres qui nous

permettent de nous battre ou de courir. L'excès d'énergie fait trembler le corps. Le

problème, c'est que dans le cas des catastrophes, la situation fait perdre tous les

repères. Soit la victime court sans réfléchir, quitte à en mourir (c'est le cas des mouvements

de foule). Soit elle reste inerte car incapable de prendre une décision.

 

 

Ainsi, les plus courageux ne sont pas forcément les plus prompts à survivre. Au

contraire, certaines actions qui peuvent paraître courageuses ne sont absolument pas

réfléchies et peuvent mener à la mort. Celles qui s'en sortent le mieux sont finalement les

personnes les mieux préparées au drame. C'est d'ailleurs pour cela que les héros des films

sont souvent des flics au sang-froid. Pour s'en sortir, mieux vaut ne pas être obligé de

penser. "L'entraînement permet de rendre les actions automatiques, sans avoir à chercher

de détails" insiste Jerome Chertkoff, un psychologue de l'université d'Indiana, interrogé par

la BBC. De façon concrète, il s'agit de repérer les issues de secours lorsque l'on va au

théâtre ou au cinéma et les chemins pour y accéder. Ou encore de bien suivre les

consignes de sécurité dans les avions pour qu'elles deviennent naturelles en cas de

catastrophe. L'émotion va prendre le pas sur la raison puisque c'est une conséquence

physiologique, mieux vaut donc avoir parfaitement intégré les bons réflexes. John Leach

propose un petit exercice : "lorsque vous êtes dans un endroit, vous devez vous

demander ce que serait votre première réponse, si un évènement se produisait." Si

vous êtes capable de répondre à cette question, alors "tout va se mettre en place. C'est

aussi simple que ça."


Certains chercheurs, comme Kenneth Kendler, ont montré que le sang-froid était en partie

fondé sur la génétique, à hauteur de 30% environ mais qu'il était largement possible de

l'améliorer au fil du temps par l'entraînement. Ainsi, les exercices d'évacuation ne sont pas à

prendre à la légère pour mieux conditionner son cerveau. Dernière chose, appréhender la

peur et le trac, dans les situations du quotidien, permettent de mieux gérer les catastrophes.

Et peut-être de sauver sa vie.